Notre 43° journal en couleurs!

Bonne lecture à tous et bonnes vacances!

Journal 43 AVRIL 2018

Le dernier journal!

Bonne lecture de notre journal 42 en couleurs!

Journal 42

La Joconde et le Pop Art

Nos Jocondes ont revêtu des couleurs vives, s’inspirant des œuvres d’Andy Warhol et du courant artistique du Pop Art! Voici un petit aperçu du résultat:

2018-02-06 16.30.382018-02-06 15.12.152018-02-06 15.12.31

Tous aux ordi!

ça y est, 6 nouveaux ordinateurs portables sont arrivés et nous permettent de travailler par groupe à nos tables pour effectuer des recherches, consulter des photos, écrire les devoirs sur le blog en autonomie, aller lire le journal Petit Quotidien en version numérique… Bien sûr, tout cela est sécurisé, les moteurs de recherche sont spécifiques ( Qwant junior…) et les règles d’usage posées…il n’y a plus qu’à en profiter pour approfondir2018-01-30 14.31.472018-01-30 14.32.01 notre travail en histoire, géographie, arts…

le journal 41

Journal 41 finalisé

Prêts…courez!

Les élèves ce CM2 ont tous parcouru les 1600m prévus pour le cross: un grand bravo à tous! Encouragés par les CE2, CM1 et les parents de notre école mais aussi par tous les élèves participant à ce cross, et soutenus par les adultes qui courraient avec eux, les élèves de CM2 se sont dépassés pour parcourir les 1600m au milieu des vignes. Un beau moment de sport, d’efforts, de soutien et d’entraide, merci aux parents accompagnateurs…

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Le journal 40…en couleurs!

Pour savoir tout ce qui s’est vécu et passé dans les classes durant cette première période, voici notre premier journal de l’année…et le 40° de l’école. Bonne lecture et bonnes vacances!

journal 40

Yakoubwé

Yakoubwé

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Le corps d’un homme avait été retrouvé. Sans vie. A moitié dévoré. Il lui manquait les deux jambes, et son ventre avait été fouillé.

Alors, on voulut le venger. Les griffures sur son dos, les morsures sur ses bras ne laissaient aucun doute. C’est un lion qui l’avait tué.

On rassembla les guerriers, on arma leurs bras et ils partirent en brousse. Sans tarder. Sans un bruit. Sans se retourner.

Un jour. Puis deux. Au troisième, une clameur enfla, des cris de joie embrasèrent le village. Yakouba qui gardait le bétail se redressa. Il vit les enfants se bousculer pour être au plus près des guerriers, il vit les femmes courir pour les embrasser. A leur cou, on mettait des colliers, on les fêtait comme il se doit. Ils étaient de retour. Ils l’avaient eu. Quand la troupe passa devant l’enclos, Yakouba détourna le regard. Il ne voulait pas voir.

Un des guerriers, encore ébranlé par la traque de trois jours qu’il avait dû mener, n’apprécia pas l’attitude de Yakouba . D’un geste, il arrêta le cortège. Puis, à bout de bras, il souleva la dépouille du lion et la jeta aux pieds de Yakouba : «  Tiens! Ton ami, je crois !? »

Kibwé était mort. Son Kibwé. Son frère lion.

Yakouba tomba sur ses genoux, terrassé par la douleur, et  de ses entrailles sortit un cri déchirant, si profond, si puissant qu’il n’avait plus rien d’humain. Les traits de son visage se creusèrent, son corps entier fut pris de tremblements. Autour on se taisait.

Il fit alors un geste fou, qui mit en fuite la troupe entière qui l’observait. Il sortit sa machette et d’un coup net décapita le lion. Il embrassa la tête sanglante et disparut avec dans la savane.

Il cria beaucoup. Il erra longtemps. Il maudit la terre entière. Sa douleur était immense, sans limites.

Il se construisit une hutte faite de branchages et de peaux d’antilope à égale distance du village des hommes et du territoire des lions. Désormais, il ne serait homme qu’a moitié.

Yakoubwé avait délimité  une zone infranchissable qu’il arpentait et le jour et la nuit. Chassant par des cris les lions qui voulaient la traverser, menaçant de sa lance les hommes qui approchaient. Il était craint de tous et, pour tous, il avait perdu la raison.

Il décida de vivre seul ne voulant s’attacher ni aux uns ni aux autres.

Aux enfants qui venaient lui offrir des fruits, il jetait des cailloux, aux lionceaux qui réclamaient des caresses, il promettait la lance.

Puis un jour, après bien des années, quand chacun eut compris, quand chacun respecta le territoire de l’autre, vieux et apaisé, il se laissa mourir au  milieu de ce nulle part. Son corps fut retrouvé  allongé sur la frontière invisible qu’il avait dessinée. Trait d’union entre deux mondes. La tête chez les hommes et lr corps chez les lions.

On dit, chez les humains, que l’esprit de Yakouba est dans chaque lion et c’est pour cette raison qu’on ne les chasse plus. On dit que les lions qui aperçoivent un humain s’approchent de lui, espérant voir Yakouba encore une fois.

Depuis dans chaque village, on célèbre la mémoire de Kibwé et de Yakouba.

Pendant cette cérémonie, deux enfants choisis pour leur forte amitié sont grimés afin de jouer l’homme et le lion. Alors une voix, celle du plus vieux des guerriers, s’élève dans la nuit : « De partout a la ronde, on entend le tam-tam, c’est un jour de fête…On se maquille, on se pare, on prépare un grand festin…Pour Yakouba, c’est un grand jour… »

Kibwé

Kibwé

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Hommes et bêtes mouraient, à parts égales. Une famine sévissait. Sans précédent.

Kibwé devait trouver de la nourriture pour son clan. Son statut de mâle dominant le lui imposait. Ainsi contraint, il se dirigea vers le village des hommes. Suivi comme son ombre par tout le groupe.

Arrivé devant l’enclos des buffles où subsistaient encore quelques bovins, le lion reconnut l’homme.

Le gardien du troupeau se retourna, surpris. Lui aussi identifia la silhouette de Kibwé, le lion qui jusqu’ici avait épargné le village.

La bête avançait toujours. L’extrême maigreur du fauve parlait d’elle-même. Kibwé réclamait un buffle.

Le berger se planta devant le lion, sans effroi. D’un signe de main, il lui fit comprendre qu’il ne pouvait l’aider. Il se devait de protéger le troupeau, fût-ce au péril de sa vie. Il ferait face.

Se sentant épié par le clan, Kibwé ne pouvait reculer. Chacun dans son droit. Devoir contre devoir. Le combat était inévitable.

Et le combat s’engagea. Crocs en avant. Lame dressée. Kibwé, malgré sa fatigue, aurait très bien pu, d’un coup de patte, éventrer l’homme. Plusieurs fois, ses griffes se rétractèrent en frôlant le cou, l’abdomen et la cuisse du berger, qui avaient l’air de s’offrir.

Plusieurs fois, la lame de l’homme piqua le flanc de Kibwé, sans jamais le percer. De toute évidence, aucun des deux adversaires ne voulait prendre le dessus. Chacun voulant épargner l’autre. Chacun espérant l’autre vainqueur. Le simulacre dura jusqu’au matin.

Le clan des lions, qui de loin suivait la scène, avait une toute autre vision du combat. Pour tenir tête au plus fort d’entre eux, l’homme apparaissait comme un surhomme ! Ils prirent peur et, un à un, s’éloignèrent.

Fourbus, les deux adversaires d’un soir restèrent là sans bouger. Un grand respect les unissait.

Kibwé enfin se leva, s’éloigna, car des voix se rapprochaient.

Des villageois venaient aux nouvelles, alertés par les cris de la nuit.

Que s’était-il passé?

« Rien, dit le berger, j’ai eu de la visite. Un ami. »

Kibwé rôda plusieurs jours autour du village. Pourtant affamé, il ne se décidait pas à chercher de nouveaux terrains de chasse.

Au soir du cinquième jour, Kibwé découvrit près de son gite une demi-carcasse de buffle.

Alors, sans toucher à cette offrande, il prit la décision de partir. Il était temps. En aucun cas, il ne voulait compromettre Yakouba.

la roquette pousse déjà

Plantée lundi les premières pousses sont déjà sorties

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